Siège de Paris, Commune de 1871 et 3ème République


 

resume-commune-3eme-republique-.doc
resume-commune-3eme-republique-.pdf

Le gouvernement de la Défense nationale

Après la défaite de Napoléon III à Sedan, la troisième République est proclamée le 4 septembre 1870.
Léon Gambetta est l'un des principaux personnages du gouvernement provisoire qui se met en place sous le nom de gouvernement de la Défense nationale.
Cliquez pour agrandir l'image

Gouvernement de la Défense Nationale (4 septembre 1870)

Léon Gambetta

Le siège de Paris

Le but du siège était d'empêcher quiconque d'entrer ou de sortir de la ville : la faim, au bout d'un certain temps devenait très gênante et les Prussiens pouvaient alors profiter de la faiblesse des Parisiens pour demander à la France (qui a perdu la guerre) de payer une lourde indemnité de  5 milliards (en or). La capitale sera occupée jusqu'à ce que la France accepte de payer.

Le siège commence en septembre 1870 et se terminera en mars 1871 : il durera donc environ 6 mois.

Difficile de se nourrir

Les importantes réserves qui avaient été prévues furent vite épuisées, il devint de plus en plus difficile de s'alimenter et les Parisiens durent se débrouiller : on commença assez rapidement à manger des rats, des chiens, des chats. Les chevaux que les pauvres étaient pratiquement les seuls à manger jusque-là intéressèrent alors la bourgeoisie. Les animaux des zoos (antilopes, éléphants ...) étaient plutôt réservés aux repas des restaurants de luxe.
Cliquez pour agrandir l'image

" À trente francs (environ dix jours de salaire d'un ouvrier de 1870) le petit minet... Une vraie occasion ! "

Cliquez pour agrandir l'image

À Paris, on ne se chauffe plus,les vivres sont rationnés et de mauvaise qualité. La ration quotidienne par tête est tombée à 300g de pain, à 30g de viande. Le pain, coupé de paille hachée, est infect et on mange du chien, du chat, et du rat. Fin décembre, on comptait 3600 décès par semaine, surtout parmi les enfants et les vieillards.

Cliquez pour agrandir l'image

Castor et Pollux, les gentils éléphants du jardin d'acclimatation sont sacrifiés pour être mangés par les bourgeois parisiens.

Cliquez pour agrandir l'image

Un célèbre menu d'époque : tête d'âne farcie, chat, rat, ours... Bon appétit !

Extrait d'une émission de radio :Très intéressant à écouter.

Les communications pendant le siège de Paris

1/ On a utilisé, pour communiquer de l'extérieur vers la ville, des boules de Moulins (du nom de la ville de Moulins située loin des combats, par où transitait ce type de courrier). On mettait les lettres dans des boîtes étanches en métal (pourvues d'ailettes) qui suivaient le courant de la Seine et devaient être recueillies par des filets dans Paris (aucune d'entre elles n'est arrivée durant le siège, les filets étant la plupart du temps encombrés ou déchirés par les troncs d'arbres, puis pris dans les glaces). On en a retrouvé quelques-unes ensuite, très peu, les dernières dans les années 1980 : trop tard...
2/ Des ballons à gaz, avec nacelle, ont été utilisés pour transporter le courrier civil ou militaire, ou encore des passagers. Pour que le système de la poste aérienne soit complet, il fallait que le chemin du retour soit assuré par des pigeons voyageurs qui étaient aussi du voyage aller (un pigeon ne sait faire qu'une chose : retourner vers son pigeonnier). Les ballons étaient gonflés avec du gaz d'éclairage hautement inflammable. Les départs se faisaient de jour comme de nuit, essuyant les tirs de barrage des troupes prussiennes. Les messages partaient de Paris en ballon et les réponses à ces messages revenaient à Paris grâce aux pigeons voyageurs.

Le plus célèbre ballon fut sans doute celui que Gambetta utilisa pour quitter Paris. Son but était d'organiser une armée en Province pour revenir combattre les Allemands. Il réussit à s'échapper de Paris mais ne parvint pas à mobiliser une armée suffisamment efficace pour mettre à mal les Allemands.

Le départ de Léon Gambetta à bord de l'Armand-Barbès le 7 octobre 1870 à Montmartre.

Son arrivée à Epineuse, dans un bois de  l'Oise, le même jour : pas évidente !

Cliquez pour agrandir l'image

Des ballons-poste échappant aux Allemands.

Des soldats allemands capturant des ballons français.

3/ Les pigeons voyageurs se révélèrent donc de précieux alliés (un moyen sûr et peu coûteux). Ils transportaient des microfilms  sur pellicule de collodion : chaque microfilm pouvait comporter un très grand nombre de messages privés ou de dépêches officicilles. Les Allemands firent venir d'Allemagne des faucons pour combattre ces messagers volants mais cette action ne fut pas vraiment efficace.
Cliquez pour agrandir l'image

Intérieur d'un colombier de pigeons voyageurs.

Un héros de guerre

Cliquez pour agrandir l'image

Analyse d'un microfilm (contenance : 15 000 dépêches privées, soit l'équivalent de 500 pages de dépêches officielles)

Après le siège de Paris : la Commune  ( 18 MARS - 28 MAI 1871 )

La France capitule le 18 janvier 1871, elle perd l'Alsace et la Lorraine et les Prussiens quitteront Paris en mars.
Une Assemblée nationale présidée par Adolphe Thiers est élue mais elle est en majorité royaliste. Le peuple de Paris (qui craint un retour à la monarchie) n'accepte pas cette assemblée, se révolte en dressant à nouveau des barricades et se donne un gouvernement révolutionnaire, la Commune de Paris. Rapidement, les communards fraternisent avec les soldats du gouvernement car leurs idées se rejoignent. Thiers (qui sera le deuxième président de la République élu au suffrage universel) organise le siège de Paris (un de plus) et écrase l'insurrection des communards dans le sang.

Communards devant une barricade

Cliquez pour agrandir l'image

Rappel : la photo existe depuis 1839 (date officielle)

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Communard célèbre : Eugène Varlin

Héroïne de la Commune : Louise Michel

Bilan terrible
* 30 000 insurgés seront tués.
* 40 000 prisonniers seront internés dans les pires conditions.
* 10 137 personnes dont 657 enfants, 47 de treize ans et 26 de douze ans et moins, seront condamnées aux travaux forcés.

Le gouvernement Thiers émet un emprunt (il demande aux Français de l'argent) en juin 1871, cet emprunt est couvert deux fois. Un nouvel emprunt émis en juillet 1872 est couvert quatorze fois : les cinq milliards sont donc rapidement réunis, la dette de guerre est effacée. Le 16 septembre 1873, le dernier soldat allemand quitte Verdun.

On peut dire qu'à cette période de l'histoire, les partis politiques tels que nous les connaissons aujourd'hui sont  clairement établis : le gouvernement de Thiers à droite et la Commune à gauche.

L'origine historique de cette séparation se trouve dans un vote ayant eu lieu en France  à l'Assemblée nationale d'août-septembre 1789 (pendant la Révolution). Lors d'un débat sur le poids de l'autorité du roi dans la future constitution, les députés partisans du veto royal (majoritairement ceux de l'aristocratie  et du clergé) se regroupèrent à droite du président de l'Assemblée (position liée à l'habitude des places d'honneur). Au contraire, les opposants à ce veto se rassemblèrent à gauche sous l'étiquette de «patriotes» (majoritairement le Tiers État).

Rappel : Le droit de veto donne le droit au roi de s'opposer à une loi.
Cliquez pour agrandir l'image

1875



La IIIème République est définitivement établie en 1875.
Les Français de plus de 21 ans élisent les députés.
Les députés et les sénateurs élisent le président de la République pour 7 ans (c'est le suffrage universel indirect).

Exercice interactif

Tu trouveras les réponses aux questions de cet exercice dans la page que tu viens de lire !

*****

Siège de Paris, Commune de 1871 et 3ème République
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious


Ajouter ce site à vos favoris
Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSSlundi 18 septembre 2017